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Sommaire

Avec un sommaire c'est plus facile de se repérer et comme ça vous retrouver plus facilement les articles qui vous interrèssent mais autrement vous pouver suivre les pages dans l'ordre c'est comme vous voulez !

L'école:

Le système scolaire japonais (1er partie, 2e,3e, 3e, 4e partie) ( 5e partie)


Géographie :

Shibuya,Shinjuku,Harajuku,Akihabara, le Mont Fuji,

Histoire :

Seppuku (Harakiri), Les moines Shaolin,Ninja, Rônin, Geisha,

Symboles :

Sakura,Maneki Neko, Le Kappa, Hachiko, Le Rainbow Bridge, Tokyo Tower

Fêtes :

Noël, Nouvel an, St Valentin, White Day, Hina Matsuri

Mode/Vêtements :

Gothic Lolita, FruitsKogaru, Ganguro, Cosplay, Loose Socks, Les zôri, Yamamba, Seifuku, Pink Girls, Punk, Sweet Lolita, Industrial Lolita, les Tabi, Gothic Nurse/Horror Girls,

Vie Quotidienne :

Le Karaoke,Les Konbini, Purikura, 100 Yen Shop, Les Baguettes, Futon,
Groupe Sanguin, Onsen, Tachi Yomi, La ligne Yamanote, Le Kotatsu, Les Japonais et le sommeil, Izakaya

Phénomènes de Société :
Otaku, Hikikomori, Ijime, Karoshi, Burakumin, Freeters et Neet

Nourriture/Boisson :
Pocky,Onigiri, Râmen, Fugu, Bentô, Sushi, Qoo, Yakitori

Personnalités :
Ryoko Hirosue,Hayao Miyazaki

Télévision :
Pub avec Gackt,Pubs Japonaises, TV Japonaise, Ayaka's english surprise lesson (Part. 1), Seiyuu, Razor Ramon Hard Gay, Ayaka's english surprise lesson (Part. 2), Matthew's Best Hit TV, Music Station

Drama (Séries TV):
GTO Live, Hana Yori Dango, Densha Otoko, Nobuta wo Produce, Nodame Cantabile

Manga:
Marmelade Boy;Fruits Basket; Mint na Bokura; Ceux qui ont des ailes; Urukyu; Gals; Pink diary; Random Walk; Beauty Pop; H3 School; Fushigi Yugi; Ultra Maniac; Négima; Lovely Complex

Film:
Mémoire d'une geisha, NANA, L'été de Kikujiro

Jeux (vidéos, stratégies, société etc):
Pachinko, Dance Dance Revolution, Jeu de go, Shenmue I, Shenmue II

Gadgets :
Nohohon,Gashapon, Tamagotchi, Unmei-kan, Aibo

Sport :
Para Para Dance, SSAWS, ASICS

Langue :
Le Franponais, Apprendre le Japonais grâce aux manga L'écriture japonaise,

Insolite :
Chindogu

# Posté le samedi 06 octobre 2007 07:13

Modifié le dimanche 19 avril 2009 06:36

L'école (1er partie)

L'école (1er partie)
Au Japon comme en France, l'école commence à 6 ans, si l'on fait abstraction de la maternelle. Dans l'archipel nippon, il n'existe pas vraiment d'école à proprement parlé avant l'entrée en primaire, mais la plupart des grands établissements proposent une inscription en yochien (ou jardin d'enfant) pour les 4-5 ans, afin de leur fournir l'éveil nécessaire à une future scolarisation. Mais contrairement aux français, les japonais n'inscrivent pas massivement leurs enfants dans ces structures et préfèrent attendre l'âge de 6 ans avant de voir leur progéniture quitter la maison.



Le système scolaire japonais se divise en 4 cycles principaux :
- le primaire ou shôgakkô (小学校) qui dure 6 ans (de 6 à 12 ans)
- le collège ou chûgakkô (中学校) qui dure 3 ans (de 12 à 15 ans)
- le lycée ou kôtôgakkô (高等学校) qui dure 3 ans (15 à 18 ans)
- et enfin l'université ou daigaku (大学) dont la durée des études peut varier de 2 à 4 ans.
Le scolarisation reste obligatoire jusqu'au lycée (et donc jusqu'à l'âge de 15 ans puisque le redoublement n'existe qu'en de très rares occasions au Japon).
Après le collège, les jeunes japonais peuvent donc quitter le système éducatif classique pour s'orienter vers les filières professionnelles ou commencer à travailler.

Le ministère de l'éducation s'occupe de gérer et de décider des programmes identiques à toute la nation, et ce jusqu'à l'université.
En primaire et au collège, l'enseignement tourne en priorité autour du japonais et de la difficile assimiliation des kanji. Mais les sciences et les mathématiques se trouvent aussi être un des points forts de l'instruction : preuve en est la formidable supériorité des jeunes Nippons dans ces matières lors des conventions scolaires internationales.


La rentrée au printemps

L'année scolaire et fiscale débute le 1er avril au Japon. Elle se divise en 3 périodes allant d'avril à juillet, de septembre à décembre et de janvier à mars. La semaine s'étend du lundi au vendredi ainsi qu'à certains samedis (2 par mois environ) suivent les établissements.

Dans l'archipel, une année scolaire est constituée de 240 jours de cours (contre 280 environ en France et 180 aux Etats-Unis), dont une quarantaine entièrement consacrée à la préparation des diverses festivités scolaires. Ainsi, la fête du nouvel an, les festivals sportifs ou culturels sont organisés entièrement par les élèves. La fête culturelle reste souvent l'événement le plus important de l'année car il est ouvert à tous, parents, curieux et étudiants d'autres établissements. C'est donc l'occasion de montrer au public les capacités des élèves et leur bonne entente.

Comme le nombre d'heures de coures reste insuffisant pour pouvoir réussir les concours des lycées ou universités les plus renommés, un grand nombre d'élèves s'inscrivent dans les juku 学習塾 (cours du soir, habituellement en 2 sessions de 18h à 19h30 et de 19h30 à 21h) ou dans les yobiko (écoles qui préparent aux concours universitaires).

Certains élèves étudient dans les yobiko parallèlement et de la même façon que dans les juku, c'est-à-dire après les cours et durant les week-ends. D'autres préfèrent ou doivent passer une année scolaire entière après le lycée à se préparer aux concours universitaires : on les appelle couramment des rônins (venant du nom que l'on donnait aux samouraïs sans maîtres).


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# Posté le samedi 06 octobre 2007 08:16

Modifié le samedi 06 octobre 2007 15:12

L'école (2e partie)

L'école (2e partie)
Journée type d'un élève japonais

Elle commence à 8h30 à l'école mais il faut tout de même savoir que de nombreux jeunes, tout comme leurs aînés salarymen, passent plus de 2 heures par jour dans les transports et peuvent donc quitter la maison vers 6h30.
Les trajets sont l'occasion de finir la nuit *, de réviser une dernière fois, de jouer à la console ou de lire des magazines manga de la semaine.


A l'entrée de l'école, les élèves changent de chaussures et mettent celles destinées à l'intérieur de l'établissement, par mesure d'hygiène. Chaque classe possède sa propre salle et n'en change que pour certains cours, comme ceux nécessitant un laboratoire ou l'étude sportive. Ainsi, ce sont les professeurs qui passent de classe en classe. Ces derniers n'ont d'ailleurs pas de bureau particulier mais travaillent tous dans la salle commune des professeurs en dehors de leurs heures de cours.
Comme la plupart du temps les établissements ne possèdent pas de cantine ou de cafétéria, la pause déjeuner des élèves a elle aussi lieu dans la salle de classe. En général ils prennent un déjeuner froid constitué de sandwichs ou du traditionnel bentô * préparé aux aurores par leur mère (pour les plus chanceux).


La journée de cours commence par l'annonce des tâches et des dernières nouvelles de l'école. Ce moment est géré par les étudiants eux-mêmes, dure de 15 à 30 minutes et, comme tous les intercours et les pauses, se déroule en l'absence de professeur. Les jeunes japonais se retrouvent souvent seuls dans leur salle et sont très vite responsabilisés. Les dégradations du matériel scolaire restent très rares car l'appartenance des biens à la communauté est une notion très importante, inculquée dès le plus jeune âge.

Après les cours, vers 15h30, les élèves participent au shoji, ou nettoyage de la classe et du bâtiment, qui se fait souvent par roulement, puis se rendent à leurs activités de club. Elles sont en général de 2 sortes : sportives (base-ball, football, natation...) et culturelles (cérémonie du thé, langues, mathématiques...). L'admission à ces clubs se fait en début d'année scolaire (avril) et l'inscription dans diverses activités peut être vivement recommandée par l'établissement, voire obligatoire.

Les clubs de sports les plus prestigieux ne se trouvent pas dans les universités comme aux Etats-Unis mais dans les lycées. Les tournois inter-lycées, comme celui du Koshien en base-ball, passionnent vraiment les foules et constituent une véritable porte ouverte vers des carrières professionnelles. En revanche, il faut savoir que si l'inscription semble facile et ouverte à tous, l'admission au sein d'une équipe du club peut se montrer difficile. Ainsi, durant la première année de lycée, les nouveaux inscrits doivent souvent se contenter de ramasser les balles, préparer le matériel puis regarder les senpai jouer. Leur tour viendra l'année suivante. Les clubs restent un moyen efficace de souder les élèves au sein d'un groupe, de leur apprendre l'utilité de l'esprit d'équipe mais aussi de relâcher un peu de pression. L'importance sociale des clubs est telle pour les jeunes japonais que l'école reste ouverte même durant les vacances, afin qu'ils puissent continuer leurs hobbies toute l'année.

# Posté le samedi 06 octobre 2007 15:18

Modifié le samedi 06 octobre 2007 15:53

L'école (3e partie)

L'école (3e partie)
Et les professeurs dans tout ça ?

Au Japon comme en France, les professeurs possèdent des diplômes universitaires.

Pour enseigner dans le privé, il faut avoir étudié dans une faculté de 2 à 4 ans selon les exigences de l'administration, après quoi un examen écrit et un entretien oral peuvent être demandés pour chaque établissement. Dans GTO * de Tôru Fujisawa, Onizuka apprend à ses dépens qu'un simple entretien ne suffit pas dans la plupart des cas à obtenir un poste dans un lycée privé, et que le passage par les examens de recrutement devient pratiquement une obligation. Heureusement que notre héros est chanceux.

Pour ce qui est du domaine public, il faut participer au concours d'entrée dans la fonction publique. Le professeur sera alors fonctionnaire et dépendra de la préfecture dans laquelle il a obtenu une place qualificative au concours. Le salaire d'un enseignant varie beaucoup suivant l'établissement et le diplôme, et ne constitue pas la principale source de motivation des professeurs.

Une compétition permanente depuis le plus jeune âge, un partage harmonieux entre développement intellectuel et développement humain, le respect des autres et de son environnement, voilà les principales valeurs défendues par l'enseignement japonais.

# Posté le samedi 06 octobre 2007 15:45

Modifié le samedi 06 octobre 2007 16:29

L'école (4e partie)

L'école (4e partie)
L'enfer des examens

Il existe 2 examens importants pour les jeunes japonais : celui qui permet d'entrer au lycée et celui qui permet d'entrer à l'université.
Pour pouvoir s'inscrire au lycée ou à la fac, il faut participer à des concours et être sélectionné. Les élèves nippons préparent donc, après le collège, les concours d'admissions de plusieurs lycées différents dans le but d'accroître leur chance d'incorporer au moins un des établissements où ils auront postulé. Evidemment, plus le lycée sera réputé et plus l'examen d'entrée sera coriace, et il en va de même pour les universités. Inutile de préciser que le prix d'inscription peut s'avérer être lui aussi un outil de sélection parallèlement au concours.

Les examens qui sanctionnent la fin de chaque cycle d'étude paraissent dès lors moins importants. Il faut dire qu'au Japon, l'avenir d'un jeune étudiant sera le plus souvent dicté par sa capacité à intégrer un établissement prestigieux, les entreprises recrutant la plupart du temps sur la réputation des élèves plus que sur leurs réelles capacités. Mais tout de même 97% des japonais entrent au lycée et 90% en ressortent diplômés.
L'exament d'admission porte sur les sciences, le japonais, les mathématiques, les sciences sociales et l'anglais. En revanche, seuls 40% des lycéens poursuivent des études universitaires.

Le cycle universitaire peut être court (2 ans) ou long (4 ans). Très peu d'étudiants japonais (11%) continuent les études en troisième cycle universitaire (master, doctorat). La plupart des universités sont privées et l'enseignement délivré dépend donc de l'administration de ces dernières et non plus de l'Etat.
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# Posté le samedi 06 octobre 2007 15:48

Modifié le samedi 06 octobre 2007 16:27